Quant à moi, si vous tenez à savoir ce qu'il représente pour moi, quels souvenirs j'en conserve, j'ai peur que les mots me manquent. J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'emprunter pour l'occasion ceux d'un autre merveilleux guignol, W.H. Auden. C'est tout ce que je voudrais dire.
"
Arrêtez les pendules, coupez le téléphone
Empêchez le chien d'aboyer avec l'os que je lui donne
Faites taire les pianos et les 100 roulements de tambour
Sortez le cercueil avant la fin du jour
Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots : « il est mort »
Nouez des voiles noirs aux colonnes des édifices
Gantez de noir les mains des agents de police
Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort
Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye
Démontez la lune et le soleil
Videz l'océan, arrachez les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais"
"Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bonel,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.
Let the aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message 'He is Dead'.
Put crepe bows 'round the white necks of the public doves,
Let traffic policemen wear black, cotton gloves.
He was my North, my South, my East, and West.
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last forever: I was wrong.
The stars are not wanted now; put out every one,
Pack up the moon and dismantle the sun,
Pour away the ocean and sweep up the wood;
For nothing now can ever come to any good."
4 weddings and an 1 funeral